Avec des épisodes de forte chaleur de plus en plus fréquents, le confort d’été dans les logements et les locaux devient une préoccupation majeure. Une récente enquête menée auprès de plus de 4 200 actifs en France révèle que 53 % des salariés estiment que leur entreprise n’est pas prête à affronter la canicule, et plus de la moitié jugent leurs locaux inconfortables lorsqu’il fait chaud. Si ce constat concerne directement les bureaux et espaces professionnels, il met aussi en lumière l’enjeu du confort thermique dans tous les bâtiments, y compris pour les habitations. Alors, à quoi devez-vous vous attendre si un diagnostic immobilier ou un audit énergétique est réalisé chez vous en 2026, dans ce contexte de vigilance face à la chaleur ?
Les fortes chaleurs impactent de plus en plus la qualité de vie dans les logements. Jusqu’à récemment, les diagnostics tels que le DPE (diagnostic de performance énergétique) ou l’audit énergétique se concentraient principalement sur la consommation de chauffage et l’isolation en hiver. Désormais, l’attention se porte aussi sur la capacité d’un logement à rester frais en été. Ce changement s’explique par la réalité des températures qui augmentent et par la demande croissante de logements adaptés face au réchauffement climatique.3
Pour vous, propriétaire ou locataire, cela signifie que lors d’un diagnostic ou d’un audit énergétique, l’expert va accorder une importance particulière à la manière dont votre logement protège ses occupants des fortes chaleurs. Que vous soyez concerné par une vente, une location ou un projet de rénovation, cet aspect est désormais mis en avant dans les diagnostics.
Le jour de l’intervention, l’expert se présente chez vous avec ses outils habituels. Il va vous demander d’accéder à l’ensemble des pièces de votre logement, y compris les combles, les caves ou le garage si ceux-ci font partie de l’enveloppe du bâtiment. La visite dure généralement entre 1 et 2 heures pour un logement classique, mais cela peut varier selon la taille et la complexité de votre bien.
Concrètement, voici les points sur lesquels l’expert va se concentrer en lien avec le confort d’été :
Dans le cas d’un local professionnel, ces mêmes points sont vérifiés, mais l’expert portera aussi attention à la taille des espaces, à la densité d’occupation et à la présence de solutions collectives de rafraîchissement.
À l’issue de sa visite, l’expert réalise un rapport qui synthétise les points forts et les points faibles de votre logement face aux fortes chaleurs. Pour le DPE, une note « confort d’été » peut désormais accompagner la note énergétique classique. Pour l’audit énergétique (obligatoire dans certains cas de vente ou de rénovation globale), un volet spécifique détaille les recommandations pour améliorer le confort en été : par exemple, ajouter des protections solaires, renforcer l’isolation ou changer de ventilation.
Les chiffres de l’enquête récente sont révélateurs : seuls 36 % des personnes interrogées bénéficient d’une climatisation et 9 % d’un rafraîchisseur d’air. L’expert vérifiera donc si votre logement est équipé ou non, mais aussi si ces équipements sont adaptés à la taille des pièces et à leur usage.
Pour faciliter le travail de l’expert et obtenir un diagnostic fiable, voici quelques conseils simples :
Cette préparation permet à l’expert d’établir un rapport précis, adapté à la réalité de votre logement et à vos besoins pour l’été.
L’évolution rapide du climat place le confort d’été au cœur des préoccupations lors des diagnostics immobiliers et audits énergétiques. Que vous soyez propriétaire, locataire ou futur acquéreur, attendez-vous à ce que l’expert accorde une attention particulière à la manière dont votre logement résiste à la chaleur. Préparer sa visite en facilitant l’accès et en rassemblant les bons documents vous aidera à obtenir un diagnostic utile, avec des conseils concrets pour améliorer votre confort et valoriser votre bien face aux enjeux climatiques actuels.